Les contenus d'Additif Alimentaire Info sont fournis à titre informatif et éducatif. Ils ne constituent pas un avis médical ou diététique. En cas d'allergie, d'intolérance ou de pathologie alimentaire, consultez votre médecin ou diététicien avant toute modification de votre alimentation.
Sources de référence : EFSA, ANSES, Règlement CE n°1333/2008 sur les additifs alimentaires.
Des crevettes grises cuites vendues entre le 01/06/2026 et le 03/06/2026 dans un seul magasin de Vannes-Tohannic ont été rappelées pour présence de Listeria. Si vous en avez acheté au rayon traditionnel, la consigne est claire. Il ne faut plus les consommer, même si vous les avez gardées au froid ou mises de côté.
On parle ici d’un produit vendu non conditionné, sous l’intitulé « Crevettes grises cuites », avec une fiche de rappel enregistrée sous la référence 2026-06-0097 et datée du 11/06/2026. Quand un aliment est rappelé pour ce motif, il faut vérifier où vous l’avez acheté et sur quelle période.
Un seul point de vente, trois jours de vente, et une consigne nette
Le rappel vise un circuit très limité. La vente a eu lieu du 01/06/2026 au 03/06/2026. La zone indiquée se résume à Carrefour Market Vannes-Tohannic UNIQUEMENT.
Si vous avez acheté ces crevettes ailleurs, vous n’êtes pas concerné par cette fiche. Si vous les avez prises dans ce magasin, au rayon traditionnel, pendant cette fenêtre de vente, le rappel vous vise directement.
Le produit était vendu au rayon traditionnel, donc sans emballage standard à relire chez soi. Cela complique la vérification. Vous n’avez pas forcément une étiquette complète sous la main, mais la période de vente et le lieu suffisent déjà à vous alerter.
Pourquoi le rappel reste valable, même si les crevettes ne sont plus dans le frigo
La fiche indique un produit à conserver au réfrigérateur. Mais la conduite à tenir ne change pas si vous les avez ensuite congelées chez vous. La consigne reste « Ne plus consommer », puis « Détruire le produit » ou « Rapporter le produit au point de vente ».
Vous ne devez pas vous dire que le temps passé au froid règle le problème. Le rappel porte sur le produit lui-même et sur la présence de Listeria. Il ne porte pas sur sa seule date d’achat.
C’est sévère, mais c’est logique. Quand la fiche demande de ne plus consommer, elle ne laisse pas de marge à l’improvisation dans la cuisine.
La listériose peut rester discrète longtemps, et c’est ce délai qui complique tout
Le risque mentionné est Listeria monocytogenes, présenté comme l’agent responsable de la listériose. La fiche précise aussi que « la listériose est une maladie qui peut être grave ».
Le délai d’incubation peut aller jusqu’à huit semaines. C’est long. Cela rend ce type de rappel plus piégeux qu’un simple aliment au goût suspect.
On l’identifie, lui, tout de suite.
En pratique, une personne peut avoir consommé le produit, ne rien remarquer sur le moment, puis oublier cet achat. Or la fiche invite les personnes présentant de la fièvre, des maux de tête et des courbatures après consommation à consulter leur médecin.
Que faut-il faire si vous avez mangé ces crevettes ?
Vous n’avez pas à paniquer au moindre doute, mais vous ne devez pas banaliser ces signes. Si vous avez consommé ce produit et que vous présentez les symptômes cités, il faut consulter un médecin. Il faut aussi signaler cette consommation.
Le rappel ne dit pas que toutes les personnes exposées tomberont malades. Un risque existe, la maladie peut être grave. La surveillance doit durer bien au-delà des jours qui suivent l’achat.
Les informations à vérifier chez vous pour ne pas passer à côté
Le produit rappelé est décrit comme « Crevettes grises cuites vendues au rayon traditionnel », de marque Sans marque, avec le GTIN 1111911111111. Le conditionnement est indiqué comme non conditionné, ce qui correspond à une vente au détail plutôt qu’à une barquette classique.
Vous devez donc recouper plusieurs indices à la fois : le nom du produit, le magasin, la période de vente et le fait qu’il s’agissait d’un achat au rayon traditionnel. Pris séparément, chacun de ces éléments peut sembler banal. Mis ensemble, ils permettent d’identifier un achat concerné.
La nature juridique du rappel est volontaire, sans arrêté préfectoral. Cela ne diminue pas la portée de l’alerte. La conduite à tenir reste identique, avec un retour en point de vente, une destruction du produit ou un contact avec le service consommateur.
Le numéro à garder sous la main si vous avez un doute sur votre achat
Un contact consommateur est indiqué : 0805908070. Si vous hésitez sur l’origine de votre achat, sur la période, ou si vous ne savez plus si ces crevettes viennent bien de ce rayon traditionnel, vous pouvez utiliser ce numéro pour clarifier votre situation.
Vous pouvez aussi relire la fiche officielle sur le site public dédié aux rappels. Si vos crevettes viennent de ce magasin et ont été achetées entre le 1er et le 3 juin 2026, il ne faut pas chercher à les finir. Si elles dorment encore quelque part chez vous, il faut les écarter.
Sandra Marechal est rédactrice spécialisée dans la sécurité sanitaire et la nutrition, en charge du décryptage des additifs alimentaires et des E-numbers sur additif-alimentaire.info. Elle lit la réglementation européenne (règlement CE n°1333/2008), suit les avis d’évaluation des risques publiés par l’EFSA et l’ANSES, et traduit les données toxicologiques en repères concrets pour les consommateurs.
Sur chaque additif (colorants, conservateurs, édulcorants, exhausteurs, émulsifiants), elle distingue clairement le danger du risque, rappelle la dose journalière admissible (DJA) quand elle existe, et précise les usages autorisés ainsi que les populations sensibles concernées. Son approche est factuelle et sourcée : elle s’appuie en priorité sur les réévaluations officielles de l’EFSA et de l’ANSES plutôt que sur les controverses médiatiques.
Son objectif : aider chacun à mieux lire les étiquettes (étiquetage INCO, classification NOVA des produits ultra-transformés) et à choisir en connaissance de cause, sans alarmisme ni promesse santé. Les contenus publiés ont une vocation informative et ne remplacent pas l’avis d’un professionnel de santé.